Les USA bloquent les visas des honduriens

Le Gouvernement des États-Unis a annoncé la suspension à partir du mercredi 26 août de l’émission des visas pour les honduriens, sauf pour les immigrants ou les cas d’urgence.
Cette mesure a été prise pour appuyer la Mission de l’OEA (l’Organisation des États Américains) qui visite le Honduras à la recherche d’une solution à la crise.
Cette suspension des visas met la pression sur le Gouvernement de Roberto Micheletti qui a pris le pouvoir au Honduras après que les militaires aient expulsé du pays Manuel Zelaya.
Le porte Parole du Département d’Etat, Ian Kelly, a déclaré à Washington que cette mesure a été prise parce que le Gouvernement de Micheletti a refusé de signer l’Accord de San José.
L’Accord de San José visait à installer un Gouvernement d’unité et de réconciliation nationale dirigé par Zelaya, des élections anticipées, une amnistie pour les délits politiques et une commission de vérification.
Depuis lundi dernier une commission de l’OEA est en visite au Honduras pour trouver une solution à la crise politique qui est intervenue après la destitution du président Manuel Zelaya le 28 juin 2009.
Cette mesure s’appliquera sur pratiquement tous les visas de tourisme, d’affaires, d’échanges scolaires et estudiantils, et de journalisme.
Seuls ceux qui émigrent vers les États-Unis, ceux qui nécessiteraient une assistance médicale d’urgence, les personnes malades qui doivent recevoir un traitement spécial ou les familiers qui devraient assister à des funérailles, peuvent obtenir un visa.
Selon les chiffres du Département de Sécurité Nationale, 75 000 honduriens sont entrés aux États-Unis en 2006 avec un visa de tourisme ou d’affaires.
De son côté, le président du Honduras Roberto Micheletti a prévenu la mission de l’OEA que le 29 novembre prochain il y aura des élections au Honduras, et qu’il souhaite que la participation soit massive pour garantir la démocratie. A l’issue de ces élections les pays du monde entier devront alors reconnaître les vainqueurs.
Micheletti a notifié que les trois pouvoirs de l’État sont au travail et remplissent leurs obligations. Le président hondurien a ajouté : « Nous ne craignons l’embargo de personne, nous analysons déjà en toute tranquillité et avec fermeté comment ce pays peut aller de l’avant sans votre appui ni celui des autres pays ».
Ecrit par Americas à 1 h 08 min le 26 août 2009


